Bénédicte Bonzi est docteure en anthropologie sociale, chercheuse associée au LAIOS (Laboratoire d’Anthropologie des institutions et des organisations sociales). Éducatrice spécialisée de formation, et après avoir exercé dans l’action sociale pendant plusieurs années, elle a repris des études d’Anthropologie ce qui lui a permis de mener ses recherches sur les questions agricoles et alimentaires sur plusieurs terrains.

D’abord, le Kurdistan Iraquien, où elle a décrit à travers la culture du blé comment cette région avait perdu son autonomie alimentaire alors qu’elle gagnait un semblant d’autonomie politique. Ce travail a été l’objet de son premier ouvrage, « Le blé dans la tourmente, la violence sur la paysage du Kurdistan Iraquien », 2018, Editions Panthéon Sorbonne.
Elle a ensuite mené pendant 3 ans, dans le cadre d’un projet PICRI (Partenariats Institutions Citoyens pour la Recherche et l’Innovation – Conseil Régional Ile-de-France) en Partenariat avec les Restaurants du Coeur du 93, un travail de recherche action sur un terrain beaucoup plus proche, le département de la Seine-Saint-Denis, sur l’aide alimentaire. Le livre, « La France qui a faim le don à l’épreuve des violences alimentaires », Seuil, 2023, est issu de ce travail. Ce travail a été poursuivi en 2021 avec le soutien de la fondation Croix Rouge sur la question de l’engagement bénévole, pilier de l’aide alimentaire en France. Aujourd’hui, et depuis quelques années, Bénédicte Bonzi accompagne les collectivités dans leurs projets alimentaires et/ou agricoles au sein du bureau d’études Auxilia-Conseil.

Par ailleurs, elle participe depuis 2016 à des programmes de recherche actions sur la question de la démocratie alimentaire. Elle fait notamment partie du collectif sur la Sécurité Sociale de l’Alimentation. Dans ce cadre, elle s’applique systématiquement à développer des outils d’éducation populaire (théâtre forum, jeux, arpentage de livres, conférences inversées, entretiens, etc.) pour outiller l’ensemble des acteurs de l’alimentation pour comprendre et transformer le système alimentaire actuel qui ne permet ni à ceux qui produisent de vivre, ni à une partie significative de la population de se nourrir.